Nude...
Par Little Red Riding Hood, dimanche 27 décembre 2009 à 12:44 :: General :: #148 :: rss
Nu, France 2009 - © Jerome Hien 2009
Par Little Red Riding Hood, dimanche 27 décembre 2009 à 12:44 :: General :: #148 :: rss
Nu, France 2009 - © Jerome Hien 2009
Par Little Red Riding Hood, mercredi 18 février 2009 à 13:20 :: General :: #114 :: rss
Cube Garçons est un laboratoire d'idées construit au carrefour de la création visuelle et sonore. Pour chaque face du Cube, quatre garçons : GBO (fondateur de la marque Grafikcube), Catharsis (musicien), Wilow Amsgood (MC/chanteur) et Jerome Hien (photographe).
Ensemble, ils capturent des couleurs, griffonnent des ébauches, inventent des jeux de mots, saisissent la lumière et découpent des samples. Leur mission ? Trouver l'idée ultime pour transformer la Terre ronde en CUBE.
Cube Garçons a pour vocation de créer la combinaison adéquate entre images, sons et textures. L'idée d'un tel concept va servir de vaisseau pour aller encore plus loin dans la créativité et l'imaginaire..
Par Little Red Riding Hood, mercredi 21 mai 2008 à 03:41 :: General :: #90 :: rss
Ce qui est important en photographie - en mode comme en reportage -, c'est éveiller une émotion chez le spectateur. Quelle soit bonne ou mauvaise, il faut arriver à toucher. Il faut se laisser aller à la maturité et mettre de côté ces images sans vie.
Par Little Red Riding Hood, jeudi 6 décembre 2007 à 18:19 :: General :: #76 :: rss
La condition de la participation - physique, organique - du photographe à l'évènement est très importante. La maîtrise de la respiration joue un rôle éminent. Elle unit ainsi les facultés mentales aux dispositions physiques, le sujet photographiant à la réalité qui l'entoure, ou, plus exactement, dont il participe.
Ainsi, pratiquer le tir à vif, c'est tenter d'établir une relation de fusion maîtrisée entre le mouvement d'un sujet et la durée.
Tandis que le peintre organise à loisir sa vision (il a le droit à la retouche), le photographe est taraudé par l'urgence et risque tout sur un déclic. Il ne touche ni ne retouche, puisque sa matière est la durée.
Le photographe doit entrer lui-même dans le jeu des mutations. Il est possible que le temps, vecteur de ces changements incessants auxquels sont soumises nos perceptions visuelles, soit susceptible de produire un ordre, une composition, alors que, dans notre culture au moins, il incarne ce par quoi tout se défait et se délite.
"Pour y parvenir, il faut être vif: rapide, bien sûr, mais surtout vivant, immergé dans le courant du temps propre à chaque évènement afin d'en restituer le rythme." Cf: Henri Cartier-Bresson
Par Little Red Riding Hood, mercredi 7 novembre 2007 à 13:51 :: General :: #73 :: rss
Je reste toujours surpris par la manière dont mon regard change et ce qui me rassure, c'est qu'il évolue constamment, selon moi, de manière positive.
Je m'efforce de promouvoir une photographie de qualité comme la plupart des photographes passionnés par ce métier. Pour cela, j'apporte beaucoup d'attention dans la façon de communiquer les choses.
Je pense que la photographie, c'est avant tout une affaire d'échange.
Un grand merci à Jean-Noël L'Harmeroult qui m'a beaucoup appris en très peu de temps...
Par Little Red Riding Hood, mercredi 26 septembre 2007 à 11:15 :: General :: #68 :: rss
Ce qui a été dit, c'est que le premier domaine de la photographie où je souhaiterais me spécialiser est le reportage. Je veux dire par là , photographier l'Homme dans son environnement social. J'étudie la psychologie et de nombreux autres arts afin de mieux comprendre la manière dont il évolue.
Je souligne, une nouvelle fois, le fait que je vois en la photographie un moyen d'introspection (car je pense que pour comprendre les autres, nous devons passer par un travail sur nous-même - après tout, nous devons maitriser nos propres "outils" techniques et spirituels afin de mieux les utiliser pour les autres) - une manière de développer sa personnalité, acquérir une maturité - mais également comme un excellent medium de communication; une façon d'exprimer nos sentiments intérieurs ainsi que notre vision du monde (et c'est ce qui nous intéressera dans le cadre du reportage).
Ainsi, mes principaux centres d'intéret, pour décortiquer mon travail, sont le théâtre (plus précisément, je m'intéresse de près à l'art et la théorie de Constantin Stanislavski que nous appelons la "méthode" ou comment exprimer et jouer nos émotions à travers l'exploration de notre propre expérience et notre propre vécu).
Les Arts Martiaux pour sa manière de s'exprimer librement et totalement par le corps - idem pour n'importe quelle forme de danse - Comment libérer une énergie pure en un instant décisif, en passant par la compréhension du Yin et du Yang. C'est intéressant par sa façon de combiner le travail physique et mental.
Enfin, les théories de Henri Cartier-Bresson représentent une grande source d'inspiration pour mon travail. Notamment celles concernant la conception de "l'archer zen", mais aussi la géométrisation de l'espace et la composition selon Descartes: "Dioptrique" du discours de la méthode.
Je pense sincèrement que le photographe doit être conscient de lui-même (autrement dit, de sa propre personne), de son environnement ou des gens qui l'entourent. Il doit être prêt et armé photographiquement. La photographie doit être, à terme, une performance physique et un art mental.
Actuellement, j'ai encore des difficultés à exprimer et mettre concrètement en forme ces théories. Je pourrais intituler ça "Mouvement photographique dans une conscience totale de l'esprit".
Par Little Red Riding Hood, mardi 4 septembre 2007 à 10:39 :: General :: #64 :: rss
Les choses changent. En agence de presse, la manière de travailler est différente de celle en studio. Cette fois-ci, je dois travailler d'avantage sur l'instant, capter les émotions directes. En studio de mode, il est important de se focaliser sur la disposition des éclairages, la manière de diriger les modèles ou la gestion des éventuels problèmes techniques; cette fois-ci, la concentration est doublée sur l'action même.
D'autant plus difficile que nous ne devons pas sombrer dans la prise de vue dite de "presse grand public" car je remarque que la limite est fine: ACTION CARBONE pour IP3 Press.
Par Little Red Riding Hood, jeudi 2 août 2007 à 16:59 :: General :: #62 :: rss
Dans un rôle qui n'est pas encore solidement construit sur des sentiments, que chaque vide soit comblé par des clichés, voilà le danger. Et, qui plus est, ces clichés risquent souvent de devancer les sentiments, les empêchant de se manifester, même chez les acteurs de talent, capables de véritable création.
Quelque habile que soit l'artiste dans son choix de conventions scéniques, il ne pourra jamais par là émouvoir le public, à cause de leur caractère strictement mécanique. C'est alors qu'il se réfugie dans ce qu'on appelle les émotions théâtrales. Ce sont des sortes d'imitations artificielles de la forme extérieure et physique des sentiments.
Si vous serrez les poings et raidissez vos muscles, ou respirez par à -coups, vous pouvez créer en vous un état de grande intensité physique. C'est ce que le public prend souvent pour l'expression d'un puissant caractère soulevé par ses passions.
Les acteurs du type nerveux peuvent faire naître en eux des émotions très théâtrales en tendant artificiellement leurs nerfs, ce qui produit une hystérie, une sorte d'extase malsaine, généralement aussi dépourvue d'intériorité que l'excitation physique artificielle.
La formation de l'acteur Constantin Stanislavski
Il en est de même pour le photographe. Nous devons faire appel à nos sentiments intérieurs, censurer ces clichés et laisser de côté cette extase vide de sens.
Pour ce qui est du modèle/acteur, celui-ci doit pouvoir s'ébattre librement de sorte à éviter un jeu mécanique. Il doit comprendre la nécessité de ressentir en lui ses expériences passées, ses émotions vécues et poser/jouer comme si l'enjeu était majeur.
L'acte photographique doit être considéré au même titre que l'art théâtral.
Par Little Red Riding Hood, vendredi 13 juillet 2007 à 19:52 :: General :: #60 :: rss
L'aspect technique doit être uniquement une étape mais ne doit pas être une fin en soi, apprendre à se servir de son appareil, c'est tout ce dont on a besoin de manière générale. C'est le travail de forme. Le plus important, selon moi, c'est de travailler son oeil, sa sensibilité. C'est ce que j'appelle le travail de fond.
Bien entendu, l'un ne va pas sans l'autre.
Comme je l'avais écrit dans un de mes posts, dans une première perspective, je crois sincèrement qu'il faut travailler à définir son propre style. Un style dans lequel on s'exprimera le plus librement et totalement possible.
A cette occasion, je souligne le fait qu'il s'agit, non seulement d'un apprentissage photographique, mais également d'un apprentissage de soi, un travail d'introspection. Nous devons chercher à cultiver nos goûts, nos sensations, nos choix. Enfin de compte, libérer notre personnalité !
En manquant de maturité, nos images se perdent dans la masse photographique.
Par Little Red Riding Hood, jeudi 14 juin 2007 à 13:14 :: General :: #58 :: rss
J'aimerai revenir sur un de mes propos concernant le facteur chance dans la prise de vue photographique (cf: avril 2007).
"La photographie est une intelligence et suscite la joie" Henri Cartier-Bresson. C'est déjà une indication quant au sens qu'il donne à l'intervention du hasard: Il n'est pas de photographe de quelque importance qui ne le formule sous des vocables tels que la surprise, la chance, la découverte, la rencontre, etc. L'essentiel n'est pas de constater, à la façon de Susan Sontag, que le hasard est une donnée primordiale autant qu'inavouable, mais de circonscrire le traitement que lui accorde le photographe, le plaisir esthétique qu'il offre.
Si son intervention dans la capture de l'instant décisif correspond à une pensée artistique forte, il est plus difficle d'admettre qu'il en aille ainsi de la photo prise par le singe au téléphone portable; même réussie, elle repose sur ce qui est convenu d'appeler familièrement la baraka.
Par Little Red Riding Hood, vendredi 25 mai 2007 à 19:32 :: General :: #55 :: rss
"Je prépare sérieusement de montrer une vision personnelle du quartier de Montmartre en vue d'un futur book de fin d'année." cf Novembre 2006.
Les choses ont plus ou moins évolué. Un projet sous forme de diptyque, oscillant entre photographie de mode et photographie de reportage, serait d'actualité et dont le thème serait axé sur la "Femme".
Enfin... Rien n'est vraiment déterminé mais ce projet se dessine dans cette perspective.
Par Little Red Riding Hood, mercredi 2 mai 2007 à 11:37 :: General :: #52 :: rss
Tina 2007 - © Jerome Hien 2007
Par Little Red Riding Hood, samedi 28 avril 2007 à 22:51 :: General :: #51 :: rss
Je pense qu'il faut acquérir la technique pour pouvoir la transcender afin d'aller beaucoup plus loin dans cette quête photographique. Tant que l'on est sous la contrainte, on ne peut s'exprimer librement. Restons clairs, les moments des premières sensations (instincts) sont un fait mais restent primaires. Ils restent bloqués par le fait d'un manque de technique.
Je pense, en effet, que dans cette quête de liberté, il y a l'aboutissement de la maturité mais qu'on ne peut pas se suffire à cet état instinctif. Quand je parlais de cette recherche vers cet état instinctif, c'était dans le but de ne pas oublier qu'il s'agit, avant tout, d'élever notre personnalité vers cette maturité. Les moments de liberté sont éphémères, la difficulté serait d'exprimer ces instants vécus dans un état alerte sous peine de les perdre, d'où l'importance de la technique (qu'il faut avoir). Autrement dit, sous faute d'être uniquement instinctif, on ne peut les exprimer sous leur forme exaltée.
Il faut faire de la technique une part de soi (qui ne doit pas être une contrainte). Selon moi, la photographie est un médium de communication, pour mettre sur papier ce que l'on souhaite exprimer. L'appareil est juste son moyen.
Ceci dit, l'art de la photographie ne doit pas seulement se limiter au support papier, il doit pouvoir se refléter dans notre manière de vivre, dont celle où tout l'Etre évolue au fur et à mesure que l'on vit les choses. On retrouve cette évolution avec ce regard qui a changé.
Par Little Red Riding Hood, mercredi 25 avril 2007 à 22:03 :: General :: #50 :: rss
Retour sur la photographie parfaite... Il semble que la recherche vers cette perfection visuelle soit vaine sans cette sensibilité et parfois, ce hasard qui rend l'image si intéressante. Dans mes précédents posts, je n'avais pas pris en compte cette notion de hasard. Certes, il est important de cadrer ses images (en utilisant, par exemple, la règles des tiers, nombre d'or etc...): Contrôler le visuel pour maîtriser le conceptuel, mais il ne faut pas négliger ce facteur chance.
L'image graphique, à elle seule, ne peut être parfois satisfaisante. Ci-dessous, deux images qui peuvent illustrer mon propos, illustrer cette notion de hasard, de cadrage et de sensibilité, compléments de leur esthétique.
Par Little Red Riding Hood, dimanche 11 mars 2007 à 20:39 :: General :: #46 :: rss
Je mets actuellement à profit mes connaissances dans le domaine de la photographie de mode.
CLIQUEZ ICI! J'ai commencé par un long travail d'iconographie afin de me cultiver visuellement. Ainsi, je peux citer des photographes tels qu'Ellen Von Unwerth, Pamela Hanson, Peter Lindbergh ou bien Gilles Bensimon.
- Cliquez pour agrandir -
Par Little Red Riding Hood, dimanche 11 février 2007 à 13:19 :: General :: #43 :: rss
L'apprentissage se fait en trois étapes: Littéralement, l'Etape primitive, l'Etape de l'Art, l'Etape sans Art.
L'Etape Primitive est celle de l'ignorance au cours de laquelle une personne ne connait rien et se contente de faire de manière instinctive. En photographie, la personne regarde, observe et prend une photo sans se soucier des codes, elle ressent et fait sans réfléchir. Dans une démarche psychanalytique, cela est comparable à la technique de l'écriture automatique.
La seconde étape, l'Etape de l'Art, commence lorsque cette personne débute son entrainement. Dans ses leçons, elle va apprendre les différentes techniques liées à son art. Sans aucun doute, celle-ci a gagné une connaissance scientifique et technique, mais sa "personnalité" est perdue, ainsi que son sens de la liberté. Son esprit s'arrête sur divers mouvements par une démarche intellectuelle de calcul et d'analyse. Son action n'est plus générée spontanément.
La troisième étape, l'Etape sans Art, arrive lorsque l'apprentissage amène la personne à maturité. Ses techniques sont exécutées dans un état de quasi-inconscience sans aucune interférence de l'esprit. C'est ce que j'appelle l'étape de l'ignorance cultivée ou liberté totale.
Tout ce qui est produit est désormais réduit à son propos essentiel, et le maximum est désormais exprimé et exécuté avec le minimum. Cette étape de simplicité n'est pas basique ni primitive, elle ne peut être atteinte sans que l'on soit passé par la seconde étape.
Par Little Red Riding Hood, dimanche 11 février 2007 à 11:59 :: General :: #42 :: rss
Plus j'explore le monde de l'art et de la photographie, plus je me rends compte de la nécessité de m'exprimer plus librement que je ne le fais actuellement. Je continue de rester bloqué par des règles, celles de la photographie elle-même. Les questions de structure, de composition de l'image, bien qu'essentielles, finissent par constituer un gêne, en ce sens où, je n'arrive pas encore véritablement à m'en détacher. Autrement dit, faire de ces règles partie intégrante de soi est nécessaire pour cette expression.
"Un état de plénitude dans lesquel l'esprit fonctionne librement et sans contrainte, sans la sensation d'un esprit second ou d'un égo armé qui vous surveille" Alan Watts 1957
Après tout, comment percevoir les choses lorsque l'on est contraint par des règles?
Par Little Red Riding Hood, mardi 26 décembre 2006 à 16:26 :: General :: #39 :: rss
Début 2007. Nouveau stage en photographie. Cette fois-ci encore, en studio.
Bien que je veuille me spécialiser en reportage, grand reportage et autre journalisme, je reste persuadé qu'un exercice en studio reste le meilleur moyen pour appréhender la lumière. Même si, il ne s'agit pas tout à fait de la même façon d'aborder les choses, il permet de mieux comprendre comment la lumière réfléchit sur la matière.
Ce nouveau stage va me permettre de parfaire mes connaissances dans le milieu.
Le projet de faire de la photographie de mode dans le cadre d'un reportage se concrétise peu à peu, projet annexe de ce qui m'intéresse, après le reportage. Les choses vont aller de plus en plus vite, je crois que, désormais, je trouve mon style, ma façon de composer avec ce qui m'entoure. Alors que le gros du travail est effectué, je dois, maintenant, faire preuve de plus de minutie et d'attention concernant les aspects que je considère plus techniques.
C'est en ce sens que ces stages en studio m'aident à les saisir. En fait, ce que j'appelle "aspects plus techniques", ce sont une multitude de questionnements sur la lumière, les outils pour la contrôler et qui complètent mes recherches sur la perception visuelle, la mémoire et autres pistes sémiologiques de l'image.
- Cliquez pour agrandir -
Par Little Red Riding Hood, samedi 25 novembre 2006 à 16:13 :: General :: #37 :: rss
J'aimerai revenir sur un de mes propos concernant la photographie trop figurative, trop explicative. J'ai l'impression que prendre cette direction, c'est en fin de compte, trouver une impasse en arrivant. Ce que je veux dire, finalement, c'est une esthétique mais pas vraiment de fond!
J'essaye de me convaincre que la photographie, c'est une chorégraphie entre le photographe et son sujet, que l'on doit saisir le lien qui les rapproche. Je ne parlerai pas encore de sensualité, mais presque... Enfin... Cette hypothèse s'applique très généralement en reportage...
Mais, cette danse ne s'arrête pas là , elle doit s'établir entre le photographe et le spectateur. Et à partir de ce moment, lorsque le lien est réalisé, lorsque le message ou l'intention est clair, tous les éléments de la photo (composition, cadrage, couleur etc...) n'ont plus qu'à opérer. Rappelons que ces éléments ne doivent être que le portant du message, du dialogue.
C'est pour cela que je parle du figuratif, car il empêche, d'une certaine manière, qu'une de ces fameuses chorégraphies puissent se créer et l'imagination de se perdre.
Par Little Red Riding Hood, mardi 14 novembre 2006 à 16:51 :: General :: #34 :: rss
Enfin, je projette de mettre sur papier la suite du projet, initialement scolaire, "Montmartre Village", dont on peut voir une esquisse d'images dans la gallery
Suite à l'échec des sujets photographiques sur le Nu et sur le thème autour du 11 Novembre, je prépare sérieusement de montrer une vision personnelle du quartier de Montmartre (autre que les théatreux, les touristes et les vendeurs à la sauvette...) en vue d'un futur book de fin d'année. Bien évidemment, il faudrait que je trouve autour de cette thématique très large, une problématique qui serait la ligne directrice de ce travail à long terme.
Le but étant de peindre un Montmartre très personnel, lieu toujours en proie d'une multitude de photographes.
Par Little Red Riding Hood, jeudi 12 octobre 2006 à 12:35 :: General :: #31 :: rss
Il n'y a plus vraiment de débouché dans la photographie.
Il n'y a plus de place pour la photographie traditionnelle, le numérique prend le pas. Bien sur, il ne s'agit pas de rappeler une évidence, mais de méditer sur une alternative. Cela doit bien faire une bonne dizaine d'années, si ce n'est plus, que la photographie argentique est en perte de vitesse.
Je m'arrête donc un moment sur la question du graphisme, et me surprends à apprécier sa rigueur, ses codifications... Après tout, pourquoi ne pas se servir des outils graphiques pour apporter plus de compréhension?
De fait, le graphisme est un médium largement utilisé dans les domaines de communication et se révéle très souvent un outil indispensable dans un travail de photo.
Mais il ne faut pas perdre de vue ce "réalisme"... Je mets donc un petit astérisque à coté.
Par Little Red Riding Hood, dimanche 24 septembre 2006 à 16:16 :: General :: #29 :: rss
Expérience vécue...
Ainsi s’achève une autre période de stage de photographie, cette fois-ci, dans un studio de mode...
Sur le peu de temps où j’ai pu travailler (mise à part les séances de « larbinage », de nettoyage et autres tâches ingrates… Et oui ! Etre stagiaire dans la mode, c’est d’abord apprendre à ne pas faire de photo du tout et à rester dans l’ombre de tout le monde), j’en ai profité pour peaufiner mon vocabulaire technique de studio, apprendre à installer et démonter de manière convenable le matériel de prise de vue comme le Wind-Up, le C-Stand ou l'Opalite.
Comme tout bon stagiaire, j'ai griffonné quelques croquis, quelques idées d'éclairage jusqu'au moment où j'ai dû rendre des comptes au photographe.
Entre deux séances de make-up et de stylisme, j’ai pu voir comment fonctionnait véritablement une petite équipe (Photographe, coiffeurs, stylistes, maquilleurs, assistants etc…) sous la pression. De plus, l’intérêt d’un tel stage est de rencontrer différents photographes, différents mannequins ou modèles et voir différentes approches de photographie. A chacun sa façon d’utiliser l’éclairage, de diriger et je suis surpris de voir que c’est d'autant plus flagrant lorsqu’on est en plein dedans.
Par Little Red Riding Hood, mardi 19 septembre 2006 à 00:53 :: General :: #26 :: rss
Ou j'en suis en ce moment...?
Je ne sais pas vraiment. Me voici en proie à de nouveaux doutes.
Je regarde certaines images de mes connaissances (photo, vidéo et autres...), certains s'intéressent à la photographie d'un point de vue plus technique, d'autres se concentrent sur leurs sensations, leurs émotions en les faisant passer devant le savoir pratique (...et oui, j'en reviens toujours à cette question d'éveil des sens et de sentiments).
Je tombe sur une image faite par une amie dont la spécialité n'est pas la photographie, une question me vient à l'esprit. Je ressens beaucoup de choses. J'ai donc repensé à une autre de ses photos pour laquelle j'ai montré un intêret énorme.
Il n'y a pas eu un quelconque travail délibéré de composition ni même de réflexion (et elle pourra confirmer) afin d'obtenir l'image parfaite... (Perfection photographique... Le soucis qui se pose souvent à la plupart des étudiants issues d'études de photographie...). Une perfection esthétique qu'il faut savoir se dessaisir de temps en temps afin de laisser transparaître plus de contenu. Je me dis régulièrement qu'il faut parfois laisser tomber cette recherche vers l'image ultime et revenir à cette découverte de soi, de ses propres désirs, de ses plaisirs et de ses peurs.
Revenir à un stade plus primaire...
Il faut, pour cela, se détacher de la photographie, de ses techniques et de ses concepts un moment.
J'essaye de suivre cet espèce de régime artistique, mais je suis encore loin du but.
Je pense que nous devons laisser cours à notre imagination et oublier, par moment, toute cette réflexion sur la technique photographique.
Pour illustrer ces propos, j'ai voulu mettre les images citées précédemment.
Private Moment 2006
Dancing Ballerina 2003
Photos Copyrighted Emilie Raguin.
Par Little Red Riding Hood, lundi 14 août 2006 à 18:57 :: General :: #25 :: rss
... on retrouve dans un camp les partisans d'un plaisir réglé par la modération, l'instauration d'une limite, plaisir procuré par une musique caractérisée selon Gluck, son détracteur, par sa forme "régulière, périodique". Ces traits sont bien proches de ce qui dans l'opéra caractérise la maîtrise de la musique par la parole, à savoir le récapitulatif, et ici, très précisément, le récapitulatif à la française tel que Rameau l'a développé.
Dans l'autre camp se retrouvent ceux qui assument pleinement l'ébranlement de leurs sens et les secousses émotives que leur procure une musique que les tenants de l'autre bord associent systématiquement au cri, à la criaillerie, au déchirement, tandis que leurs défenseurs y reconnaissent dans l'aria la source privilégiée d'où surgit cette émotion qu'ils recherchent.
En fait, finalement s'y affrontent deux conceptions de la fonction sociale de l'art.
L'une développe l'idée que l'art, tout compte fait, opère une fonction d'intégration sociale, ou tout du moins de maintien d'un ordre donné, psychologique et social. La notion de plaisir est alors envisagée, selon les mots de F.Azouvi, comme "un mouvement modéré, tel qu'il ne modifie pas un état donné: plus proche du repos que du mouvement, il tient encore de près à la définition aristotélicienne". Référons-nous à la conception moderne de l'homéostasie comme fondement du plaisir, c'est-à -dire du plaisir envisagé comme signal du retour à l'équilibre d'un organisme précédemment déstabilisé par une tension.
L'autre conception en revanche, délibérément révolutionnaire, envisage résolument quant à elle que "le bouleversement émotif, en changeant la disposition de toutes les parties, révèle la juste situation de chacune et le véritable ordre de l'ensemble. L'organisme bouleversé est ainsi la réplique rigoureuse d'une société régénérée".
Cf: L'opéra ou le cri de l'ange.
Par Little Red Riding Hood, mardi 25 juillet 2006 à 11:58 :: General :: #24 :: rss
Allegorie du mouvement 2003 - © Jerome Hien 2003
Par Little Red Riding Hood, vendredi 7 juillet 2006 à 09:26 :: General :: #21 :: rss
Regarder avec ses yeux, photographier avec sa sensibilité... C'est la nouvelle formule que je vais essayer afin de percevoir, peut-être, ce que je ne saisi pas encore. Il manque un ingrédient dans mes images, c'est certain! De la continuité? Du sens? De la rigueur? J'ai peur d'être trop mécanique...
Dessiner, c'est un moyen d'exprimer ses émotions en les extériorisant.
Pour ce qui est de la photographie, j'ai l'impression de ne pas assez faire parler mes émotions, de me laisser un peu trop séduire par le côté esthétique des choses.
Par Little Red Riding Hood, jeudi 29 juin 2006 à 00:56 :: General :: #19 :: rss
On the Ferry Boat 2006 - © Jerome Hien 2006
Par Little Red Riding Hood, mercredi 28 juin 2006 à 11:08 :: General :: #18 :: rss
Je n'avais pas vraiment réfléchi à cette question avant mon voyage en Angleterre:
Quelles sont les choses qui font que ma vie a un sens, non seulement en tant que photographe, mais également en tant que personne?
C'est en ce sens que l'Angleterre a été un excellent moment de réflexion...
Ainsi, voici ce qui en est ressorti. La découverte du monde, des cultures étrangères par l'évasion est visiblement ce qui motive le plus ma vie. Plus je rencontre de gens tout au long de mes voyages, plus je distingue clairement les choses importantes des choses futiles de la vie. J'en apprends plus sur moi mais aussi sur les autres...
Mais ce n'est peut-être qu'une simple passade... Qui sait...
Par Little Red Riding Hood, lundi 5 juin 2006 à 14:38 :: General :: #17 :: rss
The Sweet Verb 2003 - © Jerome Hien 2003
Par Little Red Riding Hood, mardi 30 mai 2006 à 01:21 :: General :: #13 :: rss
J'aimerais amener mon travail à un stade où les sens du spectateur sont interpellés. Je voudrais comprendre la manière dont les stimuli, par des images, influent sur les parties du cerveau, notamment dans la zone où sont provoquées les émotions.
Entre perception et sensibilité.
Par Little Red Riding Hood, dimanche 21 mai 2006 à 20:49 :: General :: #8 :: rss
Le but de l'Art est de projeter dans le monde une vision intime, la plus profonde et la plus personnelle des expériences intérieures, sous la forme d'une création esthéstique. Et c'est, dans le cadre parfait d'un monde idéal, de permettre à cette expérience d'être comprise et reconnue par tous.
Du moins, c'est ce que j'ai retenu durant tout ce temps... Il est évident que l'Art est quelque chose de totalement personnel et c'est pourquoi il est difficile de le définir.
Work in Studio 1950 Jackson Pollock
Par Little Red Riding Hood, dimanche 21 mai 2006 à 19:20 :: General :: #6 :: rss
... une fois que nous avons accepté notre réticence pour les expériences déplaisantes, nous pouvons passer au stade suivant, le stade phobique, la résistance, l'objection à être ce que nous sommes.
Si nous passons derrière le stade phobique, les objections, nous nous trouvons au moment où nous arrivons dans l'impasse. Et à l'intérieur de cette impasse, on trouve le sentiment de ne plus être en vie, un état de mort. Nous sentons que nous ne sommes rien, nous sommes des choses.
Dans chaque étape de thérapie, nous avons le devoir d'aller à travers le stade implosif afin de parvenir à notre moi authentique. Naturellement, l'état de mort n'est pas la mort, c'est simplement la peur et le sentiment d'être mort, de disparaître. Le fantasme est pris pour la réalité. Une fois que nous avons passés à travers le stade implosif, nous voyons se produire un événement très particulier. ceci peut être observé dans le cas le plus dramatique dans un état catatonique, lorsque le patient apparaît comme un corps explosant de vie. Cela se produit lorsque le niveau d'implosion est dissout, l'explosion a lieu.
L'explosion est la couche de névrose finale qui arrive lorsque nous passons à travers le stade d'implosion. Ainsi que je le vois, cette progression est nécessaire pour devenir authentique.
L'attitude phobique de base est d'avoir peur de ce que nous sommes. Et nous trouverons immédiatement le repos si nous osons chercher ce que nous sommes. Nous découvrirons que rien ne développe notre intelligence mieux que le fait de prendre n'importe quelle question et de la retourner en authentique révélation. Soudain le contexte commencera à s'ouvrir, et le sol d'où jaillissent les questions deviendra visible.
Chose incroyable, il est difficile de comprendre cette expérience, la conscience du présent est suffisante pour résoudre toutes les difficultés de cette nature; mais c'est là que reposent les difficultés de la névrose.
Si nous sommes totalement conscient de l'impasse, l'impasse va se dissoudre d'elle-même.
Par Little Red Riding Hood, lundi 15 mai 2006 à 17:52 :: General :: #4 :: rss
Le sens de la vie, c'est de vivre, ce n'est pas d'être soumis ou enfermé dans le moule des systèmes conceptuels. Nous réalisons que cette manipulation et ce contrôle sont loin d'être les ultimes joies de la vie.
Nous devons devenir vrai, apprendre à nous tenir en retrait, développer notre centre, supporter l'ensemble de notre personnalité, libérer notre personnalité...
Notes sur le concept de gestalt ou la théorie de la forme.
Par Little Red Riding Hood, lundi 15 mai 2006 à 00:03 :: General :: #3 :: rss
Il est impossible qu'au même endroit et au même instant, une même chose soit à la fois mouvante et immobile; une chose doit se mouvoir par elle-même... Ainsi, il est nécessaire d'arriver à un premier mouvement.
Cette citation servira d'introduction à mon projet, afin d'expliquer ce que j'ai intitulé "Réflexion sur mon processus d'évolution...".
Sur ce site, je parlerai, ou plutôt j'écrirai mes pensées pour mettre à plat une chronologie... et en garder une trace afin de suivre de près l'évolution de mon travail... J'y mettrai des annotations, des pistes de réflexion, parfois de simples mots...
Pourquoi ce titre?
Il s'agit d'une oeuvre où la photographie me servirait, en premier lieu, d'outil d'introspection, un moyen d'aller plus loin dans la connaissance de soi; puis dans un deuxième temps, d'outil de communication; cet oeil qui sera entrainé, somme d'expériences et de rencontres.
L'objectif de ce projet est de, finalement, transcender le support photographique... Et ainsi, se détacher des règles et des méthodes, parfois, strictes de la pratique photographique...
Ce travail touchera, je l'espère, les personnes s'intéressant à toutes formes de création et à la psychologie de l'Homme.